Les tabous de l’immigration turque

Dans une lettre ouverte publiée hier, 60 spécialistes de l’immigration reprochaient à l’écrivaine Nekla Kelek d’alimenter les préjugés sur le retard de l’islam dans son livre consacré au mariage forcé chez les Turcs, “La mariée étrangère”. L’auteur répond aujourd’hui à ses détracteurs dans plusieurs journaux : “Il est curieux que mes adversaires sortent tous du milieu nanti de la recherche sur l’immigration, financé par l’Etat. Ils avaient largement le temps, les moyens et l’opportunité d’examiner les questions des mariages forcés, des mariages arrangés, des crimes d’honneur, de la ségrégation et de l’islam. Ils auraient pu se poser les questions que j’ai posées. Mais ils ne l’ont pas fait, car de telles questions n’entrent pas dans leur conception idéologique du multiculturalisme. Ils se sont donc pliés au tabou et ont laissé d’autres le faire”.

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Necla Kelek et l’immigration

Necla Kelek, une sociologue allemande d’origine turque connue pour son livre “La fiancée importée” et son engagement en faveur de la pénalisation du mariage forcé, est l’une des personnalités les plus controversées dans le débat sur l’immigration et l’intégration en Allemagne. Ses détracteurs lui reprochent d’exagérer la description du milieu des immigrés Turcs et d’exposer un point de vue partial de l’islam. “Nous oublions qu’énormément d’immigrés musulmans vivent dans des communautés dont la vision du monde se limite à l’islam”, argumente la sociologue dans une interview réalisée par Regina Mönch et Heinrich Wefing. “Ce que nous voyons affectueusement comme une grande famille vit selon d’autres règles que les nôtres, sans liberté individuelle, sans liberté de dire non au port du voile et à l’importation de mariées ou de mariés. Ceux qui quittent la communauté se rendent coupables de trahison. Beaucoup n’osent pas franchir le pas, et ni les écoles, ni les agences pour l’emploi, ni les services sociaux n’envoient les signaux nécessaires pour changer la situation”.

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Pour Necla Kelek, l’islam n’est pas adapté à la modernité

En Allemagne sera organisée début mai une conférence sur l’islam qui débattra de l’intégration des musulmans. La sociologue allemande d’origine turque Necla Kelek en profite pour passer à la loupe différentes propositions de réforme de l’islam et formuler quelques critiques à l’encontre de cette religion. “L’islam, bien qu’il soit présent en Europe depuis 1 400 ans, n’a jamais pu prendre racine. Il s’agit d’une religion arabe, même si elle se veut universelle. L’islam ne connaît aucune individualité, sa vision de l’humanité n’est pas adaptée à la modernité, qui réclame des individus responsables d’eux-mêmes ; l’islam suit un autre modèle de société, collectiviste celui-là. Il a non seulement la prétention d’être une croyance, mais il se pose en religion de l’unité de la vie, de la foi, de la loi et de la politique. Cela va à l’encontre de la laïcité. L’islam tente d’imposer des droits collectifs, alors qu’une société éclairée défend avant tout le droit de l’individu.” [/source]

Frankfurter Allgemeine Zeitung – Allemagne | 25.04.2007

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Les fiancées turques de Hambourg

Les unions arrangées représentent un mariage sur deux dans la communauté turque en Allemagne. Les jeunes mariées sont souvent des fiancées «importées» que l’on va chercher jusque dans les villages retirés de l’est de la Turquie.

ELLE N’ALLAIT tout de même pas dire non à l’Allemagne ! Un pays «si beau», avait clamé la future belle-mère. Un pays avec de «grands appartements» et des centres commerciaux «à couper le souffle». Où «elle n’aurait pas à se salir les mains», parce que «tout fonctionne quasiment tout seul». Et où «on reçoit de l’argent de l’État sans même avoir à travailler»… Lisez la suite de cette entrée »

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